Quelle belle chance. On ne peut se rendre à quel point on a la chance d'être né dans une société de ce genre. Nos conditions initiales de vie sont bourrées d'avantage, comparé à une grande partie de la population mondiale. J'ai parlé de chance, mais peut-être que ce n'en est pas. Peut-être que c'est mérité, que l'on devait passer par là. Peu importe, le tout c'est qu'on y est. Alors que tant de gens crèvent de faim et de soif tous les jours, galèrent toute leur vie juste en obéissant à leur besoin de survie, etc. C'est une souffrance que l'on ne connaît pas. Une souffrance que l'on a déjà peut-être vécu, ou que l'on va peut-être vivre.
Alors que nous, on a la possibilité de vivre au-delà de nos besoins vitaux, la possibilité de s'exprimer facilement, de découvrir encore et toujours les connaissances du monde entier, de se lever sans forcément devoir trouver à bouffer pour survivre un jour de plus. Mais voilà, ces possibilités sont en grande majorité gâchées. Gâchées par notre belle nature humaine. L'humanité semble rester la même depuis qu'elle existe, majoritairement soumise à sa nature. Les guerres en sont le principal exemple, et tout ce qui mène à la souffrance aussi. Trop peu de gens ont réussi à comprendre leur ego qui est responsable de tout cela. Seules quelques rares personnes ont réussi, et ont heureusement pu transmettre indirectement à d'autres leurs expériences. Ces sages font tout pour que cesse la souffrance dans le monde.
Au lieu de se mettre à essayer réellement de comprendre notre nature humaine, on se délecte de tout plaisir qui nous passe par là, et on en demande toujours plus et plus vite, aveuglés par notre ego. Le plaisir est donc succédé par la douleur, puis celle-ci est succédée par le plaisir, telle une vraie boucle infernale interminable. Nos périodes de plaisirs amènent souvent la douleur à autrui. Par l'énorme gâchis de ressources naturelles, les peuples dépourvus de celles-ci se retrouvent bien souvent dans la souffrance.
Il y a bien trop de choses à dire. Je ne pourrais jamais détailler tout ce que je pense à ce sujet là dans sa totalité et correctement. Donc je m'exprime par quelques pensées qui suivent chaque mot écrit.
Donc, je disais, quelle belle chance, mais nous en usons tellement trop pour notre ego, lui qui a constamment besoin que l'on assouvisse ses désirs de plaisirs. Nous avons la possibilité de faire cesser ne serait-ce qu'un minimum de souffrance dans le monde, et nous ne le faisons tellement rarement ; alors qu'une majorité de la population mondiale ne possède même pas cette possibilité et est soumise aux conditions initiales de la vie.
Mais à y réfléchir, que deviendront tous ces peuples qui auparavant étaient dans la pauvreté et qui sont petit à petit sauvés par certaines associations de façon à ce qu'ils puissent survivre sans trop de soucis en dehors de la grande mondialisation (chose qui est je pense essentielle pour la survie de ces peuples, mais impossible) ? Ce sont des humains comme tous. Il y aura toujours des dominants et des dominés, l'existence de vraies égalités entre êtres humains dans une société semble vraiment une belle utopie. Ils pourront survivre plus facilement, et donc vivre au-delà de leur besoins physiologiques, comme nous. La souffrance de ces peuples aura diminué, et c'est le principal. Mais voilà, la soif de plaisir sera toujours de plus en plus présente car l'ego est toujours là et non compris. Le désir de plaisir de chacun provoquera souffrance à autrui.
Quelques soient les régimes politiques, les sociétés, etc... ceux-ci sont le déguisement de la nature humaine. Si on prend du recul, quelque soit la forme des guerres, celles-ci reflètent bien la même nature humaine, les mêmes comportements. De simples comportements humains. Je veux encore et toujours plus, pour Moi. Et on ne sait même pas ce que c'est que Moi. C'est dingue. Quel beau mystère, la vie.
A côté de cela, la vie continue. Et on parle trop, on écrit trop (comme je le fais ici), et on agit jamais assez. C'est beau d'en parler, mais cela avance à quoi ? Il va falloir faire quelque chose, se bouger de l'inertie dans laquelle nous fait tomber encore et toujours la nature humaine, sinon les conflits et la souffrance seront toujours là. J'ai bien l'impression que seuls les sages peuvent nous guider vers la compréhension dont j'ai parlé, et encore faut il les trouver. L'humanité semble être paumée dans les méandres de sa nature, ne sachant quoi faire pour vivre pleinement le bonheur de la vie, ou simplement ne cherchant même pas à savoir.
Et je le répète, la vie continue. Tous nos actes influencent l'univers entier, et étant responsables, on ferait mieux d'y prêter un minimum d'attention.
Bonne nuit.
(Photo : Quelque chose qui n'a rien à voir avec cet article, pour changer l'air. Je me suis découvert une nouvelle passion, le staff. C'est beau le feu.)